La Fibromyalgie – Qu’est ce que c’est ?


La fibromyalgie, ou syndrome polyalgique idiopathique diffus (SPID), après avoir été considérée comme un syndrome, est une maladie caractérisée par un état douloureux musculaire chronique (myalgies diffuses) étendu ou localisé à des régions du corps diverses, qui se manifeste notamment par une allodynie tactile et une asthénie (fatigue) persistante et pouvant devenir invalidante.

Le mot « fibromyalgie » vient du latin fibra (« filament »), du grec ancien myos (« muscle ») et du grec ancien algos (« douleur »). (wikipedia) (Franchement pas terrible comme nom quand on vit l’étendu du phénomène) La fibromyalgie est un syndrome caractérisé par des douleurs diffuses dans tout le corps, douleurs associées à une grande fatigue et à des troubles du sommeil.

L’existence de ce syndrome est reconnue depuis 1992 par l’Organisation mondiale de la Santé (mais beaucoup de médecins contestent encore son existence.) Les causes exactes demeurent incertaines (pour l’instant). Les statistiques révèlent que, dans les pays industrialisés, la fibromyalgie touche de 2 % à 6 % de la population. Au Canada, 900 000 personnes en sont atteintes. En France, le ministère de la Santé estime que 2 % environ de la population est atteinte de fibromyalgie. Environ 80 % des personnes atteintes sont des femmes. La maladie apparaît souvent vers 30 ans à 60 ans. Quelques cas de fibromyalgie ont toutefois été décrits chez des enfants.

———————— Histoire

La fibromyalgie est étudiée depuis le début du XVIIIe siècle, sous un grand nombre de noms, comme « rhumatisme musculaire » ou fibrositis. Certains, vu le fait qu’elle affecte majoritairement des femmes, la classent alors parmi le groupe depuis contesté des hystéries féminines (oh, comme c’est agréable comme « réflexion ».

Je m’interroge sur la santé mentale des « brillants cerveaux « qui sont arrivés à affirmer ceci pendant de très nombreuses années)

Dans les années 1970 et 1980, elle est considérée comme une maladie psychiatrique avec un versant dépressif (le fameux tiroir fourre tout quand on est incapable d’annoncer à son patient que cette pathologie lui est inconnue ou qu’on ne sait pas la traiter ) Cela a été supposé à partir du fait que les douleurs résistent aux analgésiques musculaires usuels à l’époque (« ça résiste à nos médicaments donc psychiatrique ». Mouais … ).

Ce n’est qu’en 1992 que l’Organisation mondiale de la santé a reconnu cette maladie comme rhumatismale, alors qu’elle était auparavant considérée comme une maladie psychiatrique par les médecins ; du fait de sa rareté (rareté ? euh re mouais), touchant principalement les femmes, pouvant donner une certaine atteinte comportementale et n’ayant aucune trace biologique (pour l’instant peu être), ce « syndrome » fut attribué à tort à l’hystérie féminine. Une supposée cause psychosomatique est désormais définitivement abandonnée(beaucoup de « médecins » ne l’ont toujours pas assimiler) Les dernières découvertes scientifiques ont prouvé son aspect neurologique, lié à des déficiences en neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Depuis janvier 2006, elle est maintenant codée sous M 79.7 sous son propre nom, indiquant qu’il s’agit d’une maladie « reconnue » (oui, je préfère y mettre les guillemets)à part entière et peut donner droit, en France, à une invalidité de 1re ou 2e catégorie (après avis d’un médecin « expert » ) (La réalité est tout autre selon de très nombreux patients. Il est en effet extrêmement difficile d’obtenir cette reconnaissance).

La fibromyalgie est considérée parfois comme un diagnostic controversé, certains auteurs affirmant qu’il s’agit d’un « non diagnostic », dans la mesure où on sélectionne souvent la fibromyalgie en ayant exclu toutes les autres maladies rhumatismales courantes. Il n’existe pas encore de test courant, spécifique et fiable à 100 % pour la validation de la fibromyalgie. (mouais : http://www.psychomedia.qc.ca/fibromyalgie/2013-07-25/test-diagnostique-sanguin)).

Cette maladie se manifeste habituellement au début ou au milieu de l’âge adulte, mais peut se présenter durant l’enfance (quelle horreur). Elle entraîne une importante incapacité liée au travail.

———————— Diagnostic

Ses symptômes nombreux et sa ressemblance ou sa cohabitation avec d’autres maladies ou syndromes (rhumatismes articulaires, maladies de système, syndrome de fatigue chronique, syndrome de l’intestin irritable, migraine, etc.) compliquent le diagnostic de fibromyalgie.

Ainsi, en Amérique du Nord, les personnes atteintes doivent attendre en moyenne 5 ans avant d’obtenir le diagnostic, même si ce temps a tendance à diminuer depuis quelques années. Avant de poser un diagnostic de fibromyalgie, les médecins demandent des examens complémentaires (en particulier prises de sang et radiographies) afin d’écarter d’autres maladies qui se soigneraient tout autrement. Ensuite, partout dans le monde, le diagnostic de la fibromyalgie repose sur deux critères établis par l’American College of Rheumatology, retenus et approuvés par un comité international : La présence d’une douleur diffuse pendant plus de 3 mois.

La douleur doit être présente des deux côtés du corps (gauche-droite), en haut et en bas de la ceinture, ainsi qu’à la colonne vertébrale. Une sensation de douleur sur au moins 11 des 18 points caractéristiques de la maladie. Le syndrome de fatigue chronique, caractérisé par une fatigue profonde et des douleurs articulaires et musculaires, ressemble beaucoup à la fibromyalgie et il n’est pas toujours facile de les différencier.

La différence principale entre ces deux affections est le fait que la fatigue prédomine en cas de syndrome de fatigue chronique, et plutôt la douleur en cas de fibromyalgie.

Maladies associées : On retrouve assez souvent associées à la fibromyalgie des problèmes tels que les maux de tête, troubles du côlon (côlon irritable), syndrome des jambes sans repos, troubles oculaires, tremblements.

———————— Causes

Les causes du syndrome ne sont pas encore connues. Bien que la fibromyalgie engendre des douleurs musculaires chroniques, il n’y a aucune lésion visible dans les muscles pouvant expliquer les douleurs. Il s’agit d’une maladie où de nombreux facteurs sont probablement à l’origine des symptômes. Plusieurs hypothèses ont été avancées. Voici celles qui retiennent le plus l’attention des chercheurs. (Mais comment différencier correctement causes de la maladie et ses conséquences ?) Épuisement de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou axe du stress : On pense qu’il pourrait y avoir eu chez les personnes prédisposées, une succession de 2 éléments très importants :

– A l’adolescence ou à l’enfance, un événement très émotionnellement éprouvant, un stress puissant par exemple un inceste.

– A l’âge adulte, sur ce terrain prédisposé, généralement entre 30 et 50 ans, à l’occasion d’un nouveau stress, la personne bascule dans le syndrome fibromyalgique. On retrouve souvent ce type de séquences chez les personnes fibromyalgiques (mais pas toujours). Diminution du seuil de perception de la douleur (cause ou conséquence?)

Les personnes atteintes de fibromyalgie ressentent davantage la douleur que les autres. En d’autres termes, leur système nerveux répond de façon anormale aux stimuli extérieurs : une légère pression suffit à déclencher un message de « douleur » chez les personnes fibromyalgiques. Cette plus grande sensibilité à la douleur serait liée au dysfonctionnement de certaines zones du cerveau et à des anomalies de la transmission des messages nerveux.

Anomalies physiologiques du système nerveux (cause ou conséquence?) Plusieurs études ont montré une diminution des taux de neurotransmetteurs, comme le glutamate ou la sérotonine, chez les personnes atteintes de fibromyalgie. De même, des anomalies hormonales (concernant l’hypophyse et le thalamus, dans le cerveau) ont été décrites chez les patients fibromyalgiques. Aucune de ces observations ne permet cependant à elle seule d’expliquer la maladie. Facteurs génétiques Il est désormais démontré que la fibromyalgie a également une composante génétique, plusieurs personnes étant atteintes dans certaines familles.

Plusieurs gènes pourraient être impliqués dans le déclenchement de la fibromyalgie, mais les études effectuées dans ce domaine n’ont pas donné de résultats satisfaisants. D’autres pistes explorées Facteurs biologiques Un trouble métabolique de la substance P augmenterait la sensibilité à la douleur. Son association avec le stress, l’anxiété et la dépression est aussi connue. Un manque chronique de sommeil réparateur. Il se peut que le mauvais sommeil ne soit pas seulement un symptôme, mais aussi une cause de la fibromyalgie. Événements extérieurs De nombreux agents infectieux ont été incriminés pour expliquer le déclenchement de la fibromyalgie, comme les virus de l’hépatite C ou B, par exemple, ou la bactérie en cause dans la maladie de Lyme. Environ 10 % des personnes atteintes de fibromyalgie déclarent avoir souffert d’une infection avant le début des symptômes60. Dans de nombreux cas, un traumatisme physique (accident) est impliqué dans le déclenchement de la fibromyalgie (mais pas toujours). Les accidents de voiture causant un « coup du lapin », c’est-à-dire un traumatisme des vertèbres cervicales, sont souvent montrés du doigt. Des traumatismes émotionnels peuvent aussi être en cause, mais ils ne concernent pas tous les cas de fibromyalgie. C’est le cas des sévices sexuels ou de la violence survenus tôt dans la vie, ainsi que de certains événements dramatiques.

———————— Les symptômes

Les fibromyalgies se présentent sous diverses formes de douleurs chroniques (douleurs franches, douleurs diffuses, sensations de brûlures, de coups, d’ecchymose, d’écrasement, d’arrachage, etc.) des muscles du squelette, des tendons et des articulations, pouvant toucher tout le corps ou partiellement, plus fréquemment le dos, les jambes et les bras , en fait partout. (« mal partout, mal tout le temps »).

Ces symptômes variant tout au long de la journée, de la semaine, du mois, de l’année, de la vie. Le patient fibromyalgique a tout ou partie des symptômes suivants :

-douleurs musculaires, osseuses, des articulations, des tendons raideurs matinales,

-fatigue importante,

-asthénie,

-perturbations au niveau du sommeil(la phase 4 est pour ainsi dire inexistante. Le sommeil est non réparateur,

-impossibilité de rester longtemps dans la même position,

-station debout pénible,

-sensibilité suivant la météo,

-pieds et mains froids faisant penser à un phénomène de Raynaud,

-palpitations cardiaques,

-malaises (nausées, migraines),

-syndrome des jambes sans repos (besoin impérieux de faire bouger les jambes)

-syndrome de la vessie irritable (besoin d’uriner, incontinence urinaire)

-syndrome du côlon irritable (douleurs intestinales, flatulences, coliques)

-douleurs dans les sinus

-perte de la libido

-sensations de brûlures lors du toucher ou de l’effleurement

-manque de vitalité

-les allergies : hypersensiblité aux allergènes

-congestion du nez,

-brûlures aux yeux qui peuvent larmoyer souvent

-peau sèche et dure provoquant des démangeaisons

-bouffées de chaleur,

-sueur importante

-frissons

-imprécision dans certains geste

-acouphènes

-craquements des articulations

-inflammation des amygdales et du larynx,

-dysphagie (difficultés à la déglutition) etc…

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